[mailto:webmestre@geneflandres.org]
Carte début XVII° Bibliographie Renseignements : Raymond Loyer 59136 Wavrin ou webmestre@GeneFlandres
____________________________________________________ Page réalisée avec la participation de Raymond LOYER
Wavrin
[http://www.ville-wavrin.fr]
Site internet de la ville
1924 - La mairie reconstruite sur le lieu ‘place de l'Aiguille'
2006 - La mairie et sa place
LES SEIGNEURS DE WAVRIN LA MAISON DE WAVRIN DE 1020 A 1500 La généalogie de la famille de WAVRIN commence vers l'an 1020, mais nous trouvons mention du nom de "DE WAVRIN" un siècle plus tôt. Une quinzaine de seigneurs de WAVRIN se succèdent dont certains se distinguèrent : - Hellin 1er mourut à la croisade en 1191 - Robert V participa aux nombreux conflits lors des guerres de cent ans et tenta une sortie de Paris en 1360 contre le roi d'Angleterre. - Robert VI combattit et périt au premier rang de la Chevalerie Française en 1382 contre les Flamands révoltés, alliés aux Anglais. - Robert VII, mort avec son fils à la bataille d'AZINCOURT contre les Anglais en 1415. - Un autre Robert de WAVRIN, issu d'une branche collatérale, décédé en 1360, s'illustra pendant les guerres de cent ans et fut nommé Maréchal de France en Novembre 1344. Les seigneurs de cette maison avaient pour cri : "WAVRIN - WAVRIN ", et pour devise : " Plus que le pas !". Ils étaient pour la plupart Sénéchal de Flandre (chef de la justice) ou Connétable de Flandre (chef de l'armée). C'est avec Philippe de WAVRIN, fils de la fille de Robert VII que s'éteint vers 1500 la souche de la famille de WAVRIN, ce dernier n'ayant pas d'enfant légitime, donna ses terres au neveu de sa femme Charles de CROY. Vers 1700, l'on retrouve des marquis de WAVRIN dont le dernier s'éteignit en 1971 sans postérité à l'âge de 83 ans. Serait-il descendant des seigneurs de ce nom ? LA MAISON DE CROY DE 1500 A 1789 Charles de CROY était Comte de Chimay, Baron de Quiévrin et d'Estrun, Chevalier de la Toison d'Or. Il eut l'honneur de tenir sur les fonts baptismaux en 1500 le futur empereur Charles QUINT. Il mourut en 7527. Par manque de fils le pouvoir passa par mariage de sa fille à la famille DE LALAING, puis à la famille DE BERLAIMONT, puis à celle D'EGMONT en 1754, où quatre Comtes se succédèrent jusqu'en 1789. Le dernier, Casimir, étant absent pour l'élection des députés aux Etats Généraux émigra et ses biens furent vendus à vil prix comme biens nationaux. La baronnie de WAVRIN comprenait un château fort (aquarelle de la couverture) qui fut reconstruit vers l'an 960, le donjon primitif était d'une date antérieure. Ce château fort, clos de murs et fossés avec tours, portes et ponts, basse-cour, etc... passait pour être imprenable. En 1488, le Maréchal d'Esquerdes l'assiégea pendant trois jours et fit tirer plus de 300 coups de canon. Le château aurait pu tenir davantage, mais le Commandant Moreau de Gers lui livra avec sa garnison. Les Etats de la Flandre Wallonne signèrent dans ce château, le 1er Décembre 1488, un traité de paix avec le Maréchal d'Esquerdes au nom du roi Charles VIII afin de préserver le pays des horreurs de la Guerre. Ce château fut démoli au commencement du XIVe siècle, mais reconstruit en 1543 et démoli à nouveau au commencement du XIXe siècle. INDUSTRIES A VOCATION AGRICOLE La présence des marais a permis à de petits métiers artisanaux de se développer grâce aux produits dérivés de ces marécages tels que les joncs, les roseaux, la tourbe. Ils ont fait la fortune des vanniers, des couvreurs de paille, des extracteurs de tourbe; leur activité entre en récession après la révolution. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'industrialisation naissante est extrêmement liée au type d'agriculture locale. Ainsi la présence de blé a permis le développement des moulins et des minoteries, la chicorée a donné naissance à une usine de torréfaction et la betterave à l'implantation de distilleries et de sucreries. Wavrin avait déjà sa distillerie dès 1855, mais celle-ci ferma en 1885. Les BARROIS constituent un exemple caractéristique de la bourgeoisie industrielle du XIXe siècle. Leur origine en Flandre et en Artois est très ancienne, puisqu'on retrouve trace d'un certain Ghislain Barrois au XVIIe. De père en fils, ils sont laboureurs (c'est à dire, non pas un serf courbé sur son travail mais à cette époque un important fermier). Jean-Baptiste Barrois (1729-1788) deviendra trésorier de la chambre de commerce de Lille, puis le directeur à la veille de la révolution; il était aussi un riche propriétaire foncier. Ce sont ses deux fils, Jean-Baptiste et François-Joseph qui se lancèrent dans l'industrie textile d'abord. Au fil du temps, ils s'adonnèrent aussi à l'industrie agro-alimentaire (sucreries, distilleries, etc...). C'est le blocus continental imposé à l'époque napoléonienne qui priva la France de sucre importé des Antilles, d'où la nécessité de développer la culture de betteraves et par delà la création de sucreries. Celle des Barrois, sise à Marquillies entre en service en 1834. La distillerie s'implantera en 1907. Elles cesseront leur activité au début des années 1980 pour la distillerie et en 1985 pour la sucrerie. L'usine sera dynamitée en 1986. LES MOULINS Il y avait au point le plus haut de notre commune, deux moulins; la rue des moulins et le chemin des deux moulins y conduisaient directement. Par coïncidence, s'ils existaient encore, ils se trouveraient rue Jean Moulin. Ecartés de la ville, ils bénéficiaient ainsi du moindre souffle de vent. Ils étaient probablement l'un à blé et l'autre à huile, mais nous n'avons trouvé aucune trace de la date de leur disparition. Deux autres moulins se sont installés au XIXe siècle à Wavrin. Terme inexact, puisqu'il s'agissait de minoteries. La différence est due qu'un moulin a une vocation artisanale exploitée par un meunier, tandis que la minoterie est à vocation industrielle dirigée par un industriel avec plusieurs employés. Le moulin des Frères Loyer fut construit en centre ville en 1898 (devenu par la suite le moulin Loyer et Léveillé). Démoli en 1918, il fut reconstruit en 1922/1923 par Charles Loyer (à la fin de la construction, il tomba d'une poutre et se tua). Il cessa son activité vers 1960, servit pendant quelques années au stockage de blé et d'aliments pour bétail. Vendu ensuite à une entreprise, il fut utilisé pour d'autres activités, laissé ensuite à l'abandon. Il fut acheté par la Municipalité de Wavrin et après rénovation et transformation, il est devenu depuis le début de l'année 1996 un centre mufti-culturel qui abrite plusieurs associations. (Extrait de “Connaitre sa ville:Wavrin” de Raymond Loyer et Didier Delaval)
[../pages/28alhomepag.html]
Présent - Passé simple
[Web Creator] [LMSOFT]